Certains projets naissent dans les interstices. Pas dans les plages horaires idéales, ni dans les moments parfaitement alignés, mais dans ce qui déborde. Quand l’agenda professionnel est dense, que la vie personnelle réclame toute sa place, et qu’il faut pourtant écouter ce qui insiste doucement, en arrière-plan.
Il y a des visages qu’on croise sans vraiment les voir. Des silhouettes familières, présentes depuis toujours dans le décor de nos villes, comme des repères silencieux du quotidien. Ce jour-là, en photographiant la vitrine d’un commerçant, c’est l’un de ces visages qui m’a interpellé.
On pourrait penser qu’un site fraîchement mis en ligne n’a pas besoin d’évoluer tout de suite. Qu’il faut « laisser vivre ». Et pourtant. Moins d’un an après son lancement, j’ai choisi de repenser entièrement le site de mon studio. Pas par caprice, pas par ennui, mais parce qu’entre temps, j’ai affiné ma vision, mes mots, ma direction.
